Ecritures du Sud
joë bousquet
A Vailly, près le Chemin des Dames, le 27 mai 1918 : "Enfin, nous avons débouché sous le feu. Quelques fuyards, des blessés, venaient à notre rencontre. (...) Des avions allemands tournaient dans le ciel, un village brûlait. Sur les crêtes fermant l'horizon on voyait les colonnes allemandes, réserves des troupes que j'allais heurter dans la vallée. Un chasseur à cheval est venu au galop sous les premières balles me porter pour la deuxième fois, de la division, une exhortation à tenir coûte que coûte. (...) Les Allemands avançaient de trois côtés à la fois, quarante fois plus nombreux que nous, couverts par un feu très violent qui commençait à me blesser et me tuer des hommes. (...) Et alors, j'ai compris que c'était fini et je suis resté debout". Une balle, à ce moment-là, a "proprement pincé la colonne vertébrale" de Joë Bousquet qui demeurera paralysé à vie. Une autre vie commençait... UK Dating.com - Online Dating in the UK - Free registration.
Joë Bousquet
photo collection particulière
Rencontres Denise Bellon et Joë Bousquet : d'une autre vie, mais quelle ? par Alain Freixe
Les pages que Bousquet va écrire pour Denise Bellon vont le surprendre lui-même. Le 15 octobre, il lui avouera qu'alors qu'il envisageait de n'écrire pour elle qu'un "reportage", qu'il s'est rendu compte chemin faisant qu'il était en train de rédiger "une sorte de testament dont l'aubaine ne reviendra sans doute jamais"
Denise Bellon, Marie-Josephe Rustan, Joë Bousquet : "Regarder, voir" par Kathy Barasc
Il s'agit bien, ici, d'une rencontre singulière : celle du " grand il froid " d'une femme photographe, et d'un écrivain pour lequel voir fut toujours source de questionnement privilégié. Qu'en est-il de l'événement photographique, de ce qui fixe en une posture définitive, un état du vivant qui fut ? Cette question est nécessairement posée par toute photographie non anecdotique, non informative. Et elle ne saurait ici manquer d'être reliée à une interrogation propre à Bousquet : celle de l'identité, ou plus exactement, du vacillement ontologique de toute identité.
Paul Eluard et Joë Bousquet par Alain Freixe
(...) ces mots d'Eluard à Bousquet du 6 décembre 1934 : "J'aime ce livre parce qu'il m'assure que nous ne sommes pas seuls, parce qu'il me rassure, parce qu'il est juste et bon. Nous ne sommes pas seuls et nous sommes peu nombreux et c'est pour cela que jamais nous ne nous oublions. La conscience que j'ai de moi, c'est celle que j'ai de vous. Et réciproquement, n'est-ce pas?"
Joë Bousquet et René Char par Alain Freixe
Bousquet lisait Char à cur ouvert. À cur battant. On le dit si souvent, sans songer aux Parques : "la vie ne tient qu'à un fil". Eh bien ! Lire de la poésie retend ce fil. Fait sonner la corde de notre vie. Donne à nouveau le la. Rend le cur à la vie. "On ne remonte pas au jour sans passer par la poésie", aimait à dire Bousquet. En ces années-là, la poésie de René Char rendait plus solide la trame du tissu de l'existence de Bousquet. Elle accroissait sa vitalité.
Char-Bousquet, une correspondance (note par Serge Bonnery)
Joë Bousquet et Louis Aragon, Lire comme on s'endort par Alain Freixe
Un triptyque d'Alain Freixe avec, en annexe, une lettre de Joë Bousquet à Jean Ballard.
Dans la nuit du 29 au 30 mars 1942, Simone Weil et Joë Bousquet se rencontrent dans la chambre que le poète habite en sa demeure de Carcassonne, 43 rue de Verdun. S'ensuit une correspondance qui atteste d'un échange intense entre le poète et la philosophie. Le contenu de cette rencontre et ses étoilements, dans les uvres respectives de Joë Bousquet et Simone Weil, sont au centre des deux textes que nous donnons ici.
Du côté des Cahiers du Sud par Alain Freixe.
"Devenant chance pour l'homme, les Cahiers du Sud seraient alors beaucoup plus qu'une simple revue de littérature, ils seraient poésie. Poésie qui se reconnaît à ce qu'elle est seule capable de dicter de la vie".
Le dialogue Simone Weil - Joë Bousquet, par Jean-Marie Barnaud.
"Le point de vue d'où je regarde, et lis les uvres de Bousquet et de Weil ; celui à partir duquel je les rapproche, et mêle leurs " irisations ", pour reprendre un mot de Bousquet qualifiant la manière dont, en poésie, se communique le sens. Ce point de vue est, prétend être, celui d'un poète".
Lectures "Notre existence est ailleurs", par Michela Landi.
Une lecture de Iris et Petite-Fumée : "Les hommes, croyant en la toute-puissance de l'amour sur terre mesurent, en réalité, dans la distance physique entre les corps, l'étendue métaphysique de l'espace qui les sépare de l'idée de l'Amour; par la plénitude illusoire et la gratification narcissique apparente qu'un sentiment partagé lui procure, chaque individu croit être un roi sur terre mais il n'est, par cela même, qu'un roi de la surface. "Roi du sel", ou bien "Basile Sur-eau" sans le savoir, l'homme ne prendra jamais conscience de sa négativité ontologique, de sa maladie métaphysique qui, à travers la douleur, expierait le mal original et lui redonnerait la Vie."
Le retour au Midi noir par Alain Freixe.
"Reste, aujourd'hui, à tenter de rendre raison de ces mots, moins pour présenter une analyse de ce "midi noir" et de cette "première renaissance" que pour clarifier et justifier ce qu'il en est de l'importance que Bousquet accorde encore en 1946 à ce "retour" qu'il présente comme "un fait" de la plus grande importance, mot qui brille donc plus intensément que les autres". Ce texte d'Alain Freixe est paru dans la revue Possible imaginaire.
Naissance de Joë Bousquet par Serge Bonnery.
En parcourant les lettres à Marthe.
Bousquet et la guerre de 14-18 par Serge Bonnery.
Quelques pistes sur son engagement, les circonstances de la blessure et les conséquences de cet événement sur la vie et l'oeuvre du poète
Approches La lettre au corps (entretien de Francine Beddock avec Alain Freixe)
"En poète, Joë Bousquet n'acceptait pas que le langage vienne soit de la vie toute faite, soit du langage lui-même. Il entendait qu'il vienne de la vie, de la vie qui se fait, lumière close qui sera la vie de demain"...
Suite pour Joë Bousquet par Jean-Paul Charlut.
"La parole au bord du silence restitue le lieu des origines"...
Le cheval volant par Serge Bonnery (notes sur Bousquet et le surréalisme).
Joë Bousquet et les peintres Une issue vers la vie par Alain Freixe
Ce texte a été écrit pour les rencontres de décembre 2001 organisées par le centre Joë Bousquet et son temps dans le cadre de l'exposition "Michel Butor, rencontre trajectoire" présentée à la Maison Bousquet de Carcassonne.
Ces Toiles, texte de Joë Bousquet pour l'exposition surréaliste de 1946 à Toulouse.
Le centre Joë Bousquet Les activités de la Maison Joë Bousquet de Carcassonne.